Le conseil syndical

Tous les professionnels du bâtiment sont un jour confronté aux conseils syndicaux. De loin ou de près, ils sont souvent incontournables pour les grands chantiers.
Je vous propose donc un échange avec Michel Verdun, fondateur du site conseilsyndical.info.
Bonjour Michel, pouvez-vous vous présenter rapidement?
Je suis le fondateur de « Conseil-syndical.info« , le premier site expert dédié aux conseils syndicaux de copropriété. Propositions
Le site Conseil-syndical.info propose une démarche complète et les outils adaptés à la gestion de sa copropriété.
L’objectif est la maîtrise des charges et le maintient du standing des immeubles.
Quel est l’objectif de votre plateforme conseilsyndical.info
Conseil-syndical.info propose une démarche structurée et progressive d’apprentissage de la mission du conseil syndical: assister et contrôler le syndic. Les membres du conseil syndical y apprennent à améliorer leur efficacité. Le site propose également des outils pratiques spécialement conçus pour gérer le quotidien de la communication vers les copropriétaires ou le syndic. Par exemple le suivi des chantiers depuis l’étude des devis jusqu’au paiement des factures.
Les conseils syndicaux sont souvent des demandeurs de travaux. Pouvez-vous nous donner quelques conseils pour faciliter les échanges entre artisans et conseils syndicaux?
Il y a autant de type de conseillers syndicaux qu’il y a de type d’artisans. Il est important de travailler l’écoute de la demande: un conseiller syndical qui vous dit « La porte du parking reste ouverte toute la nuit depuis qu’elle est en panne, on craint pour les voitures », n’attend pas la même solution que celui qui vous explique que « c’est la troisième qu’on fait réparer la porte cette année, ça finit par coûter cher ».
Dites vous aussi que les conseillers syndicaux sont souvent capables de comprendre vos enjeux et vos contraintes: restez honnêtes, sur les coûts, les prix et les délais.
Dans le cadre d’une relation entre artisans et conseillers syndicaux, êtes-vous à la recherche de certaines offres ou certification particulière?
Pour faire simple, on constate souvent qu’il y a deux niveaux d’offres, et donc deux types d’intervenants souhaitables
a) le « généraliste » qui peut prendre en charge les petits désordres et diagnostiquer les désordres plus importants. On attend de lui la réactivité, l’efficacité dans ses réalisations, et la capacité à reconnaître les chantiers qui sortent de sa compétence.
b) l’expert capable de proposer des solutions globales sur un problème, souvent récurrent. Je me souviens d’une fuite dans un parking où les sociétés ont défilé pendant des années, chacune avec une idée sur l’origine du problème, et aucune n’ayant de démarche vraiment construite pour analyser la cause et proposer une solution pérenne.
Pour ce qui est des certifications, il est rare qu’elles soient bien comprises par les membres du Conseil Syndical. Nombre de copropriétaires les associent désormais à des « faire valoir » qui ne garantissent pas grand-chose vu du client.
Pourrait-on imaginer des contrats d’exclusivité ou un partenariat entre un artisan et un conseil syndical?
L’exclusivité découle naturellement des contrats de maintenance de certains équipements (Portes automatiques, VMC, pompe de relevage, etc.)
Le conseil syndical n’a pas la capacité de décider à la place de l’Assemblée Générale des copropriétaires, et la mise en place d’un partenariat « formel » peut se révéler compliqué. En revanche, le partenariat est souvent « naturel »: lorsqu’un artisan réalise une prestation dont la qualité et le prix sont perçus comme « bons » (j’insiste sur la notion de perception du client, qui diffère souvent de celle du professionnel) il est très fréquent que les prochains travaux feront l’objet d’une consultation limitée à ce seul artisan.
Cela peut constituer un accroissement du chiffre d’affaire significatif. Par exemple, l’artisan en charge du contrat d’entretien des parties communes de notre résidence donnait satisfaction, nous avons étendu son périmètre d’activités et aujourd’hui sa facturation a doublé par rapport au contrat initial.
Un conseil: ne négliger pas les « petits » chantiers : ils cachent souvent d’autres travaux.
Enfin l’artisan peut être également force de proposition et indiquer ce qui pourrait être facilement réalisable pour améliorer le cadre de vie des résidents.
Arthemia met en avant les artisans « Offres globales », ces artisans qui sont apporteur de solution et pas uniquement réalisateur. Dans quelle mesure un conseil syndical est-il ouvert à des propositions de travaux?
Il y a pour moi deux dimensions à cet aspect: la solution globale en réaction à un problème (une fuite, une panne), la solution globale en amélioration ou maintenance. Le « contrat global » est souvent perçu comme quelque chose d’opaque. Il est indispensable que le conseil syndical perçoive de manière évidente et réelle l’avantage qu’il retire à mettre en place une « solution globale », plutôt que d’acheter une prestation unitaire.
Je crois que la démarche d’Arthemia s’inscrit en ce sens et que les clients des artisans « Arthemiens » seront gagnants.
Comment Conseil-syndical.info contribue à relayer l’offre des artisans « arthémiens » ?
Conseil-syndical.info a présenté le service jailartisan.com dans le cadre d’un article exclusif.
Je travaille également à la mise en place d’une charte qualité, orienté « satisfaction du client final » dans le cadre particulier des travaux de copropriétés.
Les artisans qui entreront dans le périmètre de validation disposeront alors d’une meilleure visibilité et d’une crédibilité accrue auprès des Conseil Syndicaux de copropriétés.











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